Serial killers

Quand la réalité dépasse la fiction

Les tueurs en série ont en inspirés plus d'un. Le plus connu est bien le docteur Hannibal Lecteur, directement sorti de l'imagination de Thomas Harris et adapté avec succès au cinéma. Hannibal, ce génie de la psychologie qui préparait des recettes à base de cervelle et viande humaine nous a donné plus de frissons que quiconque (bien que, à trop revoir les épisodes, quelques incohérences apparaissent, c'est le genre de films à regarder sans trop de concentration).

Plus récemment, les australiens nous ont régalés en 2004 avec la sortie du film Saw. Avec un très petit budget, le réalisateur James Wan a réussit à créer un suspense intenable. Imaginez vous réveiller un jour enfermés dans un endroit inconnu ; vous êtes enchaînés, vous ne savez pas comment vous êtes arrivés là, vous y êtes et puis c'est tout ! Puis vous découvrez une autre personne en face, vous ne savez pas si c'est un ami ou ennemi. Plus le temps passe, plus vous comprenez des choses, vous ne savez pas si ça vous rassure ou vous effraye ; et puis au bout du compte, vous comprenez que vous êtes un pion dans le jeu d'un tueur en série. Ce qui n'est pas pour vous rassurer. Telle est l'ambiance dans Saw. Les autres épisodes qui ont suivi ne valent même pas la peine d'être mentionnés.

Le fait d'être enfermés, impuissant, ne sachant même pas de quoi se méfier fut le scénario de beaucoup de films à succès. Dans Identity, 10 étrangers se retrouvent bloqués dans un motel. Les meurtres commencent alors  avec un même rituel. Les survivants tentent de comprendre la personnalité du tueur en attendant leur tour. Ce n'est qu'à la fin qu'on comprend le nom qui fut attribué au film….

Et puis il y a des Films qui traitent des tueurs que personnellement j'adore regarder en attendant de les voir crever ou enfermés. Un peu comme dans Kalifornia, où Brad Pitt est sortie de ses gans de tombeur pour enfiler celle d'un tueur psychopathe. Ou encore American psycho inspiré du roman de  Bret Easton Ellis, écrit en 1991. Christian Bale (rebaptisé Batman) interprète un tueur psychopathe qui tue pour on ne sait trop quoi. En gros la personnalité du tueur regroupe pratiquement tous les vices des tueurs en série connus jusque là : excitation sexuelle à la vue du sang, cannibalisme… ou tuer simplement pour le plaisir de tuer. En gros, American psycho est une œuvre où l'auteur entre directement dans l'esprit d'un tueur ; il faut bien suivre pour tenter de le comprendre.

Et puis il y a tueurs nés, un film racontant une histoire d'amour. Cela dit, romantiques s'abstenir. Ces  deux là n'ont pas été gâtés par la vie, et en devienne des psychopathes à leur tours. Ils tuent ensemble tout ce qui se met sur leurs passages, pour pouvoir continuer leur route. C'est peut être trash comme histoire, mais on peut y voir quelque chose de significatif : accepter l'autre et le suivre à la vie à la mort est la seule chose qui peut souder deux personnes.

Dans un genre à part, Freeway est un film qui tourne le tueur en série en ridicule. Avec une Reese Witherspoon déchainée, Freeway nous raconte l'histoire tragique du petit chaperon rouge qui va à la recherche de sa grand-mère, mais qui cette fois ci ne se fait pas manger par le loup. Le loup étant joué par Kiefer Sutherland (24h chrono…vous savez, la série où il y a un tic tac toutes les 5mins). Il y joue un homme d'affaire respectable mais qui en fait est un tueur en série recherché qui fait l'erreur de s'en prendre au petit chaperon rouge, joué par le visage angélique de Reese Witherspoon, mais qui en fait n'a rien d'un ange dans le film. Un film marquant et intéressant ; Le conte du petit chaperon rouge qu'on raconte aux enfants avec une fin tragique, est racontée dans ce film destiné plutôt aux adultes, mais avec une fin assez intéressante.

 La réalité est en fait moins amusante et plus effrayante que cela. Le film Bundy est l'un des rares qui raconte de manière assez fidèle l'histoire du tueur en série le plus connu des états unis (Ted Bundy). Après avoir fait tourner la police en bourique, BTK a eu droit à un téléfilm s'intitulant justement : 'The hunt for BTK'. Le tueur du Zodiaque quant à lui, reste une énigme, ce qui laisse libre court à divers imaginations, et Ed Gein fut mis en avant dans deranged et a inspire beaucoup de scénarios. Dans Summer of Sam, Spike lee se sert de deux événements qui ont marqué les états unis : la canicule de 1977 et le tueur David Berkowitz alias soon of Sam. Bien que réalisé en 1999, ce film donne l'impression d'avoir vraiment été tourné en 1970. Les deux évènements ne servent qu'à raconter les histoires de gens à l'époque. Film intéressant, que je conseillerai vivement.

Mais la plupart des films s'inspirant de faits divers de meurtres en série, ne sont en fait pas vraiment fidèle à la réalité.

Dans nightstalker, les auteurs utilisent l'histoire de Richard Ramirez pour créer une autre histoire, peu interessante je doit dire, cela dit, beaucoup de détailles ont été modifiés dans le film, et d'autres ignorés, Ramirez par exemple, n'a pas été exécuté par les flics (voir l'article). Dans Evilenko inspiré du livre 'the comunist who ate children' de David Grieco qui lui-même s'inspire du tueur unkrénien Andrei Chikatilo, le tueur est vu comme un homme ayant des possibilités d'hypnotiser ses victimes…ce qui est évidement faux. Il y a d'autre adaptations qui n'ont pratiquement plus rien avoir avec la réalité,  Dahmer le cannibale par exemple, aurait dû s'appeler Dahmer l'homosexuel ; j'ai des doutes quant aux préférences sexuels du réalisateur ! Je ne comprends pas qu'une histoire aussi incroyable ne soit réduite qu'à cela. Dahmer à plus inspiré les groupes de metal cherchant à se montrer effrayants, tels que le groupe Macabre qui a sorti en 2000 un album s'intitulant Dahmer ou le groupe de grindcore s'appelant lui-même Dahmer.

Toujours en musique, les tueurs en série inspirent toujours, les groupes de metal s'en donnent à cœur joie. Le groupe Marilyn Manson, se fait remarquer en associant à une star glamour le nom d'un tueur en série célèbre, ainsi sont nés les personnages de Madonna Wayne Gacy , Ginger Fish, Twiggy Ramirez, Daisy Berkowitz, Gidget Gein ou encore Olivia Newton Bundy. En black metal, les suedois du groupe Bathory rendent homage à la comtesse qui –raconte on- se baignait dans le sang de ses victimes (voir article 'Mary bloody Mary'). Sufjan Stevens quant à lui avoulu rendre homage à l'état de l'illinoise. Dans l'album 'Come on feel the illinoise', il accorde 3minutes et 19secondes à John Wayne Gacy.

On peut aussi trouver des traces des tueurs en série dans des œuvres artistiques (macabres) comme celle de l'ex bassiste de Marilyn Manson, qui a peint Gein à plusieurs reprises.

 J'en oublie surement d'autres....

 

                                                                                                Fella ZN

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23/08/2009
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