Serial killers

Il était une fois, Sipho Thwala

                                                           

      Il était une fois, phœnix; une ville tranquille en Afrique du sud. On  y cultive  la canne à sucre, et pour mieux récolter, on brule les champs. Un jour, après qu'on ait brulé un de ces champs, on découvrit des cadavres de femmes allongées à plat ventre, ligotées avec leurs propres sous-vêtements, violée et étranglée. Pas une ! Pas deux ! Mais plusieurs femmes, toutes retrouvées sans vie dans les champs, tuée de la même manière. Conclusion… On a à faire à un tueur en série.

Il faut dire qu'en Afrique du sud, ils ont un sacré avantage : Micki Pistorious. Première femme -et la seule pendant très longtemps- ayant exercé le métier de profileur ; elle a dressé le profile d'une trentaine de tueurs en série, et à aidé à l'arrestation d'une douzaine d'entre eux. Face au cas de « l'étrangleur de Phœnix », la police fit appel à ses services.

Alors Micki, pourquoi les victimes étaient à plat ventre ? « Je pense qu'il ne voulait pas voir leurs yeux. Le message est : 'Ne me regarde pas'». Pourquoi le bâillon dans la bouche ? « Il voulait les empêcher de parler. Or, la victime était déjà morte ou inconsciente, elle ne pouvait donc pas crier. Il voulait empêcher les femmes de lui parler ». Et le fait de les ligoter ? « Il leur attachait les mains pour qu'elles ne puissent pas le toucher. Il était très effrayé par le contact et la conversation avec les femmes ».

Micki décrivit le tueur comme étant "intelligent et charmant envers les femmes, mais extrêmement dangereux". Elle a aussi précisé que le lieu des meurtres n'était pas choisi par hasard : « les champs de cannes à sucre étaient un endroit dangereux pour les victimes, mais sécurisant pour le tueur ». Micki avait demandé à la police de chercher un homme du village ayant grandi ici. Il avait l'air de connaître les champs comme sa propre poche, il pourrait même y travailler. Elle a aussi fait remarquer que ses victimes devaient le connaître, car elles l'ont suivi, et lui ont fait confiance.

A côté d'une des victimes, la police a trouvé un mégot de cigarette. La chance a voulu qu'il soit fumé par la victime, mais aussi par le tueur. Les policiers ont donc réussi à avoir l'ADN du tueur ce qui s'est avéré très utile par la suite. Car Micki avait dit que le tueur devait avoir des antécédents dans la police, il n'a pas dû passer à l'acte directement. Elle leur a donc demandé de chercher  dans les anciens fichiers un violeur ou agresseur, et de comparer les ADN. En effet, l'ADN correspondait à celui d'un certain Sipho Agmatir Thwala, accusé de viol en 1996, mais acquitté.

La police arrêta le tueur en aout 1997, il n'offrit aucune résistance, raconta tout à la police, et les mena même aux endroits où il a laissé d'autres cadavres. Il a confessé qu'il amenait ses victimes –des filles du village- à le suivre dans les champs de cannes à sucre en leur proposant un emploi. Il leur expliquait qu'il allait les mener dans un endroit, pour leur montrer en quoi consistait le travail. Mais, il les assommait, puis, il les attachait en utilisant leurs propres sous-vêtements, et en suivant un rituel zulu très complexe, et  les violait en les étranglant.

Thwala détestait les femmes. Il avait vécu avec une compagne, mais quand celle-ci était tombée en ceinte, et avorta sans le prévenir, Thwala s'est senti trahi et confus dans un mélange de sentiments tels que la colère, la tristesse, et la rancœur.

Soulignions ici l'efficacité de Micki pistorious qui,  telle un Medium,  a dressé un profile exacte du tueur :

 La mère de Thwala l'avait décrit comme un homme intelligent cultivé et gentil, cela dit, il était violent par moment, et c'est pour cette raison qu'elle et sa fille –la sœur de Sipho- n'osaient jamais demander d'où venaient  tous ces objets de femmes qu'il collectionnait.

Par ailleurs elle a déclaré : « Il n'a jamais changé de comportement. Lorsqu'il entendait parler des meurtres, il les condamnait et disait qu'il espérait que le tueur serait arrêté rapidement »…je soupçonne Thwala d'avoir été sincère sur ce point !

« C'était un enfant normal, un gentleman. Il aidait les gens du coin. Il nous achetait de la nourriture quand il avait de l'argent... Mais nous sommes heureux qu'il soit en prison. Qui sait ? Il aurait pu se retourner contre nous un jour » déclarait sa sœur.

Sipho Thwala a été déclaré coupable de 19 meurtres et de 10 viols et condamné à 506 années de prisons. Il purge toujours sa peine.

Lors du procès, une rescapée avait raconté que Thwala l'avait attrapé par derrière, et a exigé un rapport sexuel. Elle accepta en le suppliant de lui laisser la vie sauve. Après l'avoir violé, il lui demanda si elle voulait être sa petite amie ; elle ne répondit pas, surement étonnée par la question, alors il a commencé à la frapper. La pauvre femme le supplia encore en disant qu'elle acceptait… Il lui laissa la vie sauve…

Mais cette fois ci, ils ne se marièrent pas, ne vécurent pas heureux, et n'eurent aucun enfant !

                                                                                                                                 Fella ZN

                                                               


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06/05/2009
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